
21/04/2011
A l’horizon 2013/2016, les secteurs de la Banque et de l’Assurance vont perdre près d’un tiers de leurs effectifs pour cause de départ à la retraite. Afin de compenser ce phénomène, une hausse des recrutements est attendue, générant dès lors une modification de la population officiant dans ces secteurs ainsi qu’une évolution des métiers concernés.
Organisée à l’initiative du Pôle-emploi, cette manifestation a accueilli les DRH des 25 entreprises leader des secteurs de la banque et de l’assurance. Lors de son intervention, M. Henry Cheynel, Responsable de l’Observatoire des métiers de la Banque, a pu dresser les constats et enjeux relatifs au secteur de la Banque.
Ainsi, si posséder des compétences commerciales reste le trait le plus recherché chez les collaborateurs - le secteur bancaire investissant massivement dans des programmes de formation visant à développer ces compétences -, ces aptitudes commerciales doivent désormais s’inscrire dans une recherche de compréhension et de satisfaction des besoins du client, laissant de côté tout «terrorisme commercial».
De plus, la hausse du nombre de chargés de clientèle Particuliers, Professionnels et PME coïncide avec une nette diminution des chargés d’accueil, signe d’un glissement des emplois commerciaux vers des activités à «plus forte valeur ajoutée».
Toutefois, les activités non directement commerciales restent encore bien présentes en back et middle office. L’informatisation et les modifications de la nature des risques nécessitent en effet la présence «d’experts », aussi bien dans les activités de contrôle (compliance, inspections…) que dans les activités informatiques ou le pilotage financier.
Enfin, le secteur de la banque reste confronté à un certain déficit d’image préjudiciable. En effet, le décalage entre l’image de ces métiers dans le public jeune et leur réalité nuit à l’attractivité de ce secteur. Mettre en relation directe l’offre et la demande pourrait permettre de limiter cette inadéquation.