Les études de l'observatoire

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Etudes de l'Observatoire : Veille

Intelligence artificielle et compétence


Le déploiement de la révolution digitale s’opère depuis quelques années à un rythme soutenu, mais irrégulier. Tout le monde s’accorde aujourd’hui sur un point : avec l’Intelligence Artificielle, un mouvement d’accélération s’opère. Dans certains secteurs, il produit déjà des effets directs. Dans d’autres, les technologies sont encore peu opérationnelles et leur utilisation effective commence seulement à être explorée par les entreprises les plus en pointe dans leur appropriation. 

Posons les bases. La CNIL donne les définitions suivantes : « Un algorithme se définit comme une suite finie et non ambigüe d’instructions permettant d’aboutir à un résultat à partir de données fournies en entrée. L’intelligence artificielle désigne une nouvelle classe d’algorithmes, paramétrés à partir de techniques dites d’apprentissage : les instructions à exécuter ne sont plus programmées explicitement par un développeur humain, elles sont en fait générées par la machine elle-même, qui « apprend » à partir des données qui lui sont fournies. »

Plusieurs études récentes ont conduit à focaliser le débat sur un sujet : quel sera le solde net des créations et suppressions d’emplois générées par l’IA ? Outre le fait qu’il est impossible de répondre à cette question, remarquons qu’une fois de plus, la réflexion se centre en premier lieu sur la quantité de travail plus que sur son contenu. Les vingt ans de polémiques sur les 35 heures au détriment de la réflexion sur la transformation de la nature du travail n’auront donc pas servi de leçon. Certes, ce débat sur le solde net est essentiel pour les politiques publiques. Mais pour l’entreprise, il ne le deviendra que si elle n’a pas anticipé ces enjeux et pris en amont les mesures de transformation qui s’imposent à elle.


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